limites / territoires, la proposition


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Nous avons engagé, cette année, une réflexion sur les notions de « Territoire(s), Limite(s), et Frontière(s) » avec la classe de 2nde Option de Détermination « Arts Plastiques ».
Ce projet interdisciplinaire nous a conduit, à travers un travail photographique, à découvrir Paris du centre à la périphérie, puis deux villes européennes, Londres et Amsterdam.
Une première approche a été publiée sur ce Blog par la classe.
Chaque élève a, ensuite, développé un questionnement, une démarche personnelle à travers une série d’images et une réflexion écrite qui a pris la forme du site.

propositions d’interface


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De limite en limite…


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Je suis content de l’activité qu’il y a sur ce blog, mais beaucoup d’entre vous s’attachent à chercher des limites physiques à l’intérieur des images et à les comprendre. Ce que j’aimerais que nous arrivions à faire dans ce projet c’est comprendre les limites que nous avons face à l’acte photographique, face à l’envie de faire une image… Comment ce sont la conscience où la connaissance de ces limites, les efforts que nous faisons où que nous ne faisons pas pour les dépasser qui finalement feront l’image… J’aimerais que nous nous concentrions sur cela.

Même une image faite rapidement est le résultat d’une intention, d’une envie, d’une nécessité. C’est là que c’est compliqué à expliquer… Quelque part plus cette intention est forte plus l’image a de la présence. Pour que cette intention soit forte, il faut que vous y soyez complètement. Quelque chose de réfléchi qui finalement ne vous concerne pas ne pourra pas être le terrain d’où jaillira cette force. Quand vous parlez entre vous, j’imagine que vous vous en rendez compte : si vous voulez défendre votre opinion, vous produisez les moyens de faire entendre votre avis, parce que cela vous concerne, parce que vous vous y impliquez, vous portez votre intention.

C’est cela que j’aimerais que nous arrivions à faire ressortir de notre année : comprendre que l’art, et pas que cela, ne se fait pas comme on plante des piquets de bois pour délimiter un champ. On s’investit, on s’engage parce que ce que l’on fait nous concerne directement. On produit un avis conscient, cela peut être complètement abstrait, mais c’est une force vive et on la défend. Il faut aimer ce que l’on fait. Il faut s’affirmer. C’est une partie de notre originalité. Quand le geste est soutenu par une force vive, quand il défend notre originalité, il porte souvent ses fruits. Parmi toutes vos photos certaines ressortent, pas simplement par le sujet et ses caractéristiques, ni par le choix de cadrage que vous avez fait, mais par l’intensité qui se dégage de la relation que vous avez eue avec le moment.

Une création, dans cette perspective, ne peut donc pas être uniquement le produit de l’esprit, pas simplement le résultat d’un calcul. J’aimerais que vous regardiez vos images et que vous vous rendiez compte de ce que vous avez voulu. Je sais que le contexte était bien clair et que vous répondez à des questions qui vous sont subtilement posées, mais je vous demande de vous mettre face à vous-même et de regarder vos images uniquement avec cet objectif de vous y voir, de comprendre ce qui vous liait à vos objectifs au moment où vous appuyez sur le bouton pour prendre la photo.
Qu’est ce que vous avez eu envie de voir, de photographier, qu’est ce qui vous a retenu, empêché, qu’est ce qui a été dur ? Peut-être la technique, peut-être simplement pas envie. Peut-être envie de faire de la photographie mais autrement. Peut-être que vous avez eu envie de faire certaines photos mais que vous n’avez pas pu. Pourquoi ? C’est important que chacun exprime ses désirs autant que ses déceptions, autant que ces émerveillements. Oublions pour un moment ces histoires de limites.

Il n’y a pas de choses à cacher, moi aussi cela arrive d’avoir envie de faire des images et de les manquer…. Ce qui est important c’est de le savoir et de comprendre pourquoi, de faire en sorte de se donner le temps et les moyens de porter toute sa personne au cœur de ce travail. Il faut trouver ce dont vous avez envie.

N’hésitez pas à poser des questions, même à réfuter, à discuter ce que je dis et même quand je commente vos images. Nous sommes là pour discuter. Je que ce qu’il y a derrière tout ça n’est pas très compliqué finalement. Mais c’est essentiel….

Tags


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J’ai choisi cette photographie car je trouve qu‘elle exprime à la fois la limite physique et la limite morale de ce que l’on peut faire.
On peut considérer les taggs comme une force de vie poussée, sans cependant rien avoir d’’artistique.Il y a une certaine incohérence des éléments représentés, et une recherche évidente d’identification entre les jeunes.
Les taggs montrent une volonté d’expression, une façon de s’exprimer. On peut voir ici une transgression par le support (murs publics), peut-être même une révolte indirecte contre la société. Les taggs sont parfois un peu plus personnels, un style plus marqué presque représentatif.On peut d’ailleurs observer une différence entre les taggs sur
le mur de droite et les taggs en bas à gauche, qui ont la particularité de comprendre plusieurs couleurs.
L’’ensemble révèle une certaine violence, à la fois par révolte contre la société (le fait de braver l’interdit), par la volonté d’’expression libre et par identification par groupe.
Cela exprime la limite morale à ne pas dépasser, mais cependant braver ici.

D’autre part, ce mur –au centre- est recouvert d’affiches concernant la musique, on peut le qualifier de qualifier de publicitaire.Cette superposition provoque un sentiment de malaise et pourtant une certaine homogénéité entre les affiches et les taggs.
La barrière est la limite physique même, elle départage la photo, la coupe en rompant le ton.
Il y a dans cette photographie des limites physiques et morales. Une rupture entre les éléments et aussi une homogénéité, ce qui donne à l’ensemble un style particulier.

Zoé Layous

Frontières


Pour moi,la notion de frontière est bien illustrée dans cette photo car les rails évoquent le départ vers les quatre coins de la france ou ses pays limitrophes.Les élements comme le métal des rails ou les blocs de bétons n’ont pas l’air de nous inviter à pénetrer dans l’image ,car la végétation n’y est que partiellement presente, mais j’ai eu envie de la peindre.Mais je l’ai peinte d’une manière abstraite :

les verticales en noir

les horrizontales en gris etc…

Et dans chaque sortie du pont j’ai peint un ciel d’un bleu different pour rappeler les differents horizons desservis par les trains.

Louise Carsoux photo Aimée Bauchet

Frontière…


“Rien n’est plus naturel que d’aimer son pays, mais pourquoi notre amour connait-il des frontieres?” Pablo Casals

rails


Sur cette photographie en noir et blanc,on peut voir une gare,où on distincte bien les rails.Un train quitte la gare doucement…Où va t’il? peut-être très loin, dans un autre pays?La gare est remplie d’objets en fer,de barres et des fils électriques déposés de manière très droite et rangée.Tout est très vague et les formes sont floues.On peut distinguer six voies dans cette petite gare de Pantin.Autour de la gare,on peut voir au loin, des immeubles gris ainsi qu’un grand pont qui survole la gare.Tout est gris et sombre. J’ai choisi cette photo, trouvant qu’elle représentait bien l’idée de “frontière”.Les différentes voies alignées font référence au départ du train,donc au voyage et à la traversée de différents pays.Le train qui part,traverse des pays différents et donc les frontières de ces pays. Les rails peuvent aussi faire penser au départ vers des endroits moins semblables à celui-ci qui montrent les différences entre des lieux. On parle donc de frontière.J’aime beaucoup cette photo car elle m’inspire énormément,lorque je la regarde,je me vois prendre le train et partir loin vers des villes ou des pays que j’aimerai découvrir.

Ombeline.                                photo: Juliette Defrance

                          

Pont


J’ai prélevé cette photo parce que mon œil a été attiré dans un premier temps par les 4 roues poulies du système mécanique du pont, ensuite par la verticalité du paysage puis par les panneaux de signalisation.

Cette photo représente une vue d’un pont mécanique du 19° siècle (époque Eiffel), situé dans le 19° arrondissement à Paris.

L’image se compose de quatre plans.

Au premier plan, on note :
- À gauche : Un premier feu rouge sur lequel un panneau de sens interdit y est accroché et coupé par le cadre, ce panneau de signalisation est lui-même doublé par un autre dont la lecture est impossible du fait de son orientation, un passage piéton au sol et une barrière de signalisation relevée, ce qui signifie que le pont est ouvert à la circulation. Un panneau- barrière de chantier flanqué d’un panneau de signalisation composé d’un double fléchage indiquant le sens de circulation aux piétons, posé devant une première guérite flanquée elle-même d’une fenêtre à l’entourage blanc.
- Au centre de l’image un réverbère tronqué par le cadre supportant un panneau de signalisation sens interdit et doublé à l’image par un deuxième feu rouge supportant un deuxième panneau de signalisation dont la lecture est impossible du fait de son orientation.
- À droite, l’escalier de pierre de la passerelle piéton, son l’angle gauche est surmonté d’un lampadaire d’époque dont on aperçoit partiellement à l’image la lanterne.

Au deuxième plan :
On aperçoit le sujet central, le pont et son mécanisme, composé de :
- La chaussée qui traverse l’image de manière oblique partant de l’angle inférieure gauche et finissant vers le tiers inférieur droit de l’image,
- D’un trottoir et d’une de ses rambardes, présents à l’image, ainsi que de quatre piliers surmontés chacun d’une roue ayant pour fonction de poulies permettant le levage du pont au passage des péniches.
Sur la chaussée, une autre flèche blanche de signalisation indiquant le sens de circulation aux automobilistes.
Sur la droite la rambarde de la passerelle piéton.

Au troisième plan :
On voit sur la gauche un silôt et une grue de chantier avec sa nacelle, son contrepoids et un drapeau, un immeuble moderne tronqué par le cadre, puis une deuxième guérite ainsi qu’une deuxième barrière de signalisation elle-même relevée.

Au quatrième et dernier plan :
On aperçoit 3 immeubles modernes, l’un vertical doublant par sa forme celui du troisième plan, les deux autres, horizontaux fermant le fond de l’image.

Il est à noter dans cette image une  grande répétition de signes, semblables par leurs formes, leur sens, leur fonction ou leur orientation dans le cadre ou par leur nombre, qui renforce la composition de l’image et piège le regard du spectateur :

- Les quatre piliers du pont identiques / les quatre panneaux de signalisations du premier plan (forme et nombre),
- Les deux panneaux de signalisations de sens interdit du premier plan (forme, sens, fonction),
- La rambarde du pont et la partie verticale de la grue de chantier (forme de croisillons),
- Les deux barrières de signalisations dont le dessin rappelle celui de la façade des deux immeubles modernes verticaux (2° & 3° plan) (forme, orientation)
- Les deux tours modernes (orientation, forme)
- Les deux immeubles horizontaux du fond (orientation)
- La flèche blanche sur la chaussée du pont  et celle sur le panneau- barrière de chantier du premier plan (sens, orientation)

Dans un degré moindre de rapprochement dans la forme et l’orientation (identique ou opposée) : l’immeuble du 4° plan au fond sur la gauche, le passage piéton, le rectangle blanc sur le trottoir au premier plan et les marches de l’escalier à droite.

Julia

Aux frontières de la Liberté?


Tout d’abord, un terme à placer sur cette photographie: Liberté.

 Puis, une image. Celle d’un principe démocratique qui promet autonomie et indépendance. Une autonomie dans les actes, une indépendance dans le mode de vie, une liberté moteur de la créativité et de l’altérité.

Ce qui fait de la Liberté un tel élément clef pour l’imagination et la diversité, c’est tout d’abord son absence de limites. Des limites qui isolent, qui regroupent, trient, classent, “rangent” des populations d’un même territoire, lui même divisé par des frontières.

Des frontières géographiques, des frontières entre les hommes, une cloison devenue hermétique face à tout contact humain.

Alors, des questions: La frontière est-elle obstacle à la liberté? Les limites n’ont-elles pas un rôle d’emprisonnement, de censure face à des échanges fondés sur les richesses de l’altérité? Ne dit-on pas de la liberté et de la créativité qu’elles sont “sans limites”?  

    Que vaut la Liberté entre des barreaux?      

Rencontre avec un mot


Durant notre excursion dans Paris, je marchais sur un trottoir près de la Seine, sans aucuen intention particulière de prendre une photo quand soudain je vis ce mot peint sur un simple trottoir. Un simple mot peint au pochoir à la peinture blanche. Mais pourquoi celui-ci ?Comme un appel à la réflexion, il était là, ressortant de ce trottoir gris et sale. Que fesait-il en plein milieu d’une rue, au bas d’un poteau ? Personne ne le remarquera jamais ce “mot”…Surprenant, intriguant.
Je me penche, je m’accroupie, pour être plus près de la merveille et en prendre une photo histoire d’autentifier le moment et pouvoir y rélféchir en temps voulu et pas en plein milieu d’uen rue. Je ne sais comment réagir la photo prise ! Personne d’autre que moi ne l’avait remarquer ce petit mot, à l’air si insignifiant, là par-terre, doté d’une majuscule, souligné d’un trait et clos par un point.
L’artiste a voulu nous transmettre un message. A travers son art, il nous surprend et nous interroge : “L’Amour se trouve partout : sur un trottoir du bord de la Seine au bas d’un poteau. L’Amour est simple : comme de la peinture blanche sur un pochoir donnant lieu à un mot ? Et vous qui êtes devant le fait accompli, qu’en pensez-vous ? Où vous situez-vous par rapport à ce mot ?”
On a presque envie de lui laisser un petit mot, de lui répondre que c’est là un beau cadeau de marcher dans la rue et de tomber sur cela. J’aurais aimé avoir un piceau de peinture blanche et écrire quelque chose mais que répondre ?, un “?” ?

référence de la photo : 2006 10 06 - Adeline Vincentz, image n°151